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Les façades médiatiques : communicateurs protéiformes du 21e siècle

Hamburg, juil. 30, 2013 - Les métropoles du 21e siècle ne se laissent plus imaginer sans les façades médiatiques. De plus en plus, elles embrasent des villes grisâtres dans un jeu imposant de lumière et de couleurs. Ce qui commençait jadis avec les enseignes néon criardes du Times Square new-yorkais a dépassé son but originel purement publicitaire, se présentant aujourd'hui comme communicateur de messages artistiques et sociaux qui transforme les édifices en des écrans géants. Il existe de nos jours même des bureaux d'architecture spécialisés sur la « médiatecture ».

Une liste des façades médiatiques les plus impressionnantes du monde vient d'être assemblée par Emporis, fournisseur international de données sur les bâtiments. La gamme très diverse va des grandes installations, en passant par les façades programmables, jusqu'à la peau extérieure lumineuse de stades de football gigantesques.

L'un des développeurs leader de façades médiatiques est realities:united, collectif d'architectes et d'artistes basé à Berlin. Pour ILUMA, un centre de divertissements à Singapour, le collectif a collaboré avec WOHA Architects pour développer la façade « Crystal Mesh ». Le jour, cette façade à 5 000m² enveloppe le bâtiment d'un manteau scintillant de grands cristaux étincelants, tandis qu'elle transforme l'édifice la nuit en géante sculpture de lumière sur laquelle des animations vidéo peuvent être regardées.

La magie médiale des façades s'étend à ce qu'elles puissent réagir aux influences externes. La Tower of Winds, par exemple, désigné par Toyo Ito, offre une sorte de reflet de l'atmosphère : la tour répond aux conditions météorologiques en convertissant des données climatiques – telles que la lumière, le vent, la température – en un jeu de couleurs composé de points LED.

Qu'une installation de lumière imposante ne mène forcément pas à de hauts frais d'électricité, nous montre le projet GreenPix, le plus grand display LED couleur du monde. Selon ses architectes, il est complètement auto-alimenté. L'énergie solaire récoltée des cellules photovoltaïques au cours de la journée sert la nuit à illuminer l'écran LED.

Aujourd'hui, les façades médiatiques sont beaucoup plus que des écrans surdimensionnés au murs des bâtiments. Des pionniers comme Jan Edler de realities:united sont persuadés que les nouvelles « médiatectures » joueront un rôle de plus en plus important à l'avenir : « L'intérêt aux ‹ façades médiatiques › semble s'accroître. Nous regardons les surfaces extérieures médiales comme avant-coureurs de bâtiments qui savent se changer et s'adapter activement. Ainsi le potentiel futur de tels développements n'est pas à sous-estimer. »